Animal sauvage en détresse

Vous avez trouvé un animal sauvage en détresse. Que faut-il faire ?

Comment identifier un animal en détresse ?

La majorité des animaux sauvages craint l’humain et s’enfuit à son approche. Un individu adulte qui reste immobile est vraisemblablement malade, affaibli ou blessé. Incapable de se défendre, il s’expose à la prédation par d’autres animaux et à des dangers divers (faim, déshydratation, épuisement…) : intervenir s’impose.

Le saviez-vous ?

Les hérissons ne s’enfuient pas toujours à l’approche d’un humain mais se mettent en boule. Il ne faut donc pas systématiquement les récupérer ! En revanche, un hérisson se déplaçant en pleine journée ou au cœur de l’hiver a certainement besoin d’aide…

Cas particulier des jeunes animaux

Les oisillons : Quand ils sont déjà bien emplumés, certains oisillons (rapaces, passereaux…) quittent naturellement le nid avant de savoir voler et se retrouvent au sol. Ils semblent seuls. Ils continuent toutefois à être nourris et protégés par leurs parents : ne les ramassez pas systématiquement !
Les mammifères : Certaines espèces (lièvre d’Europe, chevreuils…) cachent leurs petits dans l’herbe haute des prairies. Ceux-ci restent alors immobiles, à l’endroit exact où leur mère les a laissés. Il ne faut alors pas les récupérer, ni même les toucher !

Pourquoi trouve-t-on des animaux sauvages en détresse ?

Les animaux sauvages doivent faire face à de multiples dangers d’origine naturelle (prédation, conditions météorologiques défavorables…). Certains sont en outre confrontés à la destruction de leur site de reproduction (rénovation des bâtiments, taille des haies ou des arbres, enlèvements des nids…). S’ajoutent enfin les dangers liés à nos activités, nos infrastructures et nos modes de vie souvent nocifs pour de nombreuses espèces.

Sur Euronat, les animaux sauvages en détresse peuvent être principalement des oiseaux ou des écureuils tombés du nid, les oiseaux victimes des vitres, des hérissons victimes des chiens (La protection de la faune sauvage, c’est une raison supplémentaire pour tenir ces derniers en laisse !!!). Il arrive aussi de trouver sur la plage un oiseau marin (de type goéland par exemple) qui a besoin d’aide.

Comment venir en aide à un animal en détresse ?

D’abord il faut analyser la situation : Semble-t-il blessé ? Devrait-il normalement s’enfuir ? Si c’est un jeune oiseau, est-il possible de le remettre dans son nid ? Y a-t-il un danger pour lui ?

S’il y a des doutes, si vous ne savez pas s’il faut agir ou non, si la situation vous semble dangereuse (rapace, corvidé par exemple), il est préférable d’appeler le centre de sauvegarde le plus proche.
Si vous décidez de récupérer l’animal, munissez-vous d’un carton percé de trous pour laisser passer l’air. Vous pouvez aussi mettre des gants et couvrir sa tête d’un linge pour lui cacher la vue ; il paniquera moins et se laissera manipuler plus facilement.

Placez l’animal dans le carton sur une serviette ou une petite couverture avec sur le côté une bouteille d’eau chaude pour éviter l’hypothermie. Si vous ne pouvez pas confier l’animal tout de suite à des professionnels, gardez-le dans son carton fermé en vous limitant à quelques heures (24h maximum).
C’est un animal sauvage : n’essayez pas de le réconforter, ne lui parlez pas, ne le caressez pas ; votre présence l’effraie. Au contraire, laissez-le au calme durant votre son séjour chez vous, sans aller le regarder, sans le montrer. Il faut à tout prix éviter le stress qui tue 20% des animaux affaiblis, blessés ou malades lors de leur prise en charge ou des premiers soins. Un animal dans le noir, au chaud dans un carton a toutes les chances de retrouver le calme indispensable à sa survie.

Ne le nourrissez pas pour éviter toute erreur. Un animal peut rester sans manger quelques heures.
Dès que possible, portez-le au centre de sauvegarde ou chez un vétérinaire ou au point relais le plus proche (chez un rapatrieur ). N’oubliez pas de laisser vos coordonnées sur le carton.

Odile Henneguelle (d’après le document de la LPO* « les animaux en détresse »)

Pour Euronat :
-Le centre de référence est le centre de soins d’Audenge en Gironde (sorte d’hôpital pour animaux) ; il est situé sur le domaine de Certes ; il peut répondre à toutes vos questions et accueille les animaux en détresse d’Aquitaine ; il est joignable 7 jours sur 7 de 9h à 12h30 et de 14 à 18h au 05 56 26 20 52 ou au 06 28 01 39 48.

Si vous voulez avoir une idée du travail effectué par ce centre, voici l’adresse facebook : https://www.facebook.com/centresoinslpo33/

La clinique vétérinaire des Dunes 2, route de Grayan à Soulac (à côté de la gare) travaille en liaison avec ce centre et recueille les animaux en détresse.
Odile Henneguelle fait partie de l’équipe des rapatrieurs et travaille au centre de soins d’Audenge ; elle peut prendre en charge les animaux sauvages. Elle est joignable au 06 74 60 60 10.

* LPO : Ligue pour la protection des oiseaux fondée en 1912 ; la LPO a pour objet d’agir pour l’oiseau, la faune sauvage, la nature et l’homme, et lutter contre le déclin de la biodiversité, par la connaissance, la protection, l’éducation et la mobilisation. C’est l’une des plus importantes associations de protection de la nature en France. Elle est devenue une association nationale reconnue d’utilité publique par décret du 3 juillet 1986, paru au Journal Officiel du 9 juillet 1986.